Le M.R. et le pouvoir d'achat

Le M.R. et le pouvoir d'achat

Le pouvoir d'achat ne semble pas vraiment une priorité pour Didier Reynders. Le Ministre des Finances préfère distribuer les deniers publics aux grandes entreprises qui réalisent pourtant des profits record. En effet, selon la BNB, les entreprises belges ont atteint en 2006 des taux de rentabilité qui n'avaient plus été observés depuis près de vingt ans (la rentabilité sur fonds propres s'élevait à 9,1% pour les grandes entreprises et à 11,2% pour les PME).

Pourtant le Ministre des Finances, Didier Reynders, continue à défendre le régime des intérêts notionnels qui coûte 2,4 milliards par an à l'Etat tout en ajoutant qu'il n'y a pas d'argent pour améliorer le pouvoir d'achat des gens.

Source: http://www.2303.be/joomla/index.php?option=com_content&task=view&id=17&Itemid=30
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# Posté le dimanche 16 mars 2008 12:20

M.R. = Mouvement Réformateur OU Mouvement des Riches ?????

M.R. = Mouvement Réformateur OU Mouvement des Riches ?????
Le patron du Mouvement des Riches n'aura jamais autant mérité son titre. Aujourd'hui, c'est en faisant de la pub pour des montres de luxe qu'il s'illustre. Des montres soit-disant « apaisantes » qui selon lui, lui permettent d'être relax depuis le 10 septembre (date depuis laquelle il la porte).

« Je suis très content de porter une montre Philip Stein depuis le 10 septembre », affirme le vice-Premier ministre Didier Reynders dans un dépliant publicitaire de la marque de luxe. Le politologue gantois « C'est clairement contraire à la déontologie politique. Il crée au minimum l'impression d'avoir été payé par la société », s'indigne le politologue Carl Devos. Une information parue dans les quotidiens Gazet van Antwerpen et Het Belang van Limburg.

Tant RTL que la RTBF y ont consacré un sujet ...

Constatez vous-même le prix d'une telle montre ci-dessus... A portée de tous??????

# Posté le vendredi 14 mars 2008 16:05

La réforme anti sociale du M.R. (Mouvement des Riches)

La réforme anti sociale du  M.R. (Mouvement des Riches)
Le social, la santé, le pouvoir d'achat des plus faibles, Reynders n'aime pas. Après avoir estimé que "ça aurait été beaucoup plus simple de négocier avec les Ecolos qu'avec le PS", Didier Reynders remet le couvert.

Il estime, vu les exigences sociales et pouvoir d'achat du PS que "C'est toujours aussi difficile que d'habitude de négocier avec les socialistes. C'est ma neuvième année de négociation avec les socialistes, je ne pensais pas les retrouver autour de la table au vu du résultat des élections mais puisque le CDH l'a souhaité : on doit discuter."

C'est vrai que Reynders se casse un peu les dents. Lui qui vante médiatiquement le "pouvoir d'achat" veut en fait une réforme fiscale VIP. Un peu comme son ami Sarko qui a mis en place le bouclier fiscal pour les plus riches, Reynders, patron du Mouvement des Riches" veut réduire les impôts des plus riches. Problème : sa réforme pour riche coûte 3,3 milliards d'euros!!!!

Pour rappel, pour avoir la notion des prix :

- augmentation des pensions : 100 millions d'euros
- fonds mazout : 30 millions
- augmentation des allocations familiales : 10 millions
- augmentation des salaires : 75 millions
- plan cancer : 380 millions d'euros
- fin des discriminations à l'embauche pour les personnes handicapées : 20 millions

Faites l'addition, multiplier par 2.... Vous serez encore loin du coût de la réforme fiscale VIP pour riches....

Bref, la preuve par les chiffres : Reynders est bien l'homme qui parle à l'oreille des riches. Mais pire, tout comme les 2,4 milliards de cadeaux fiscaux aux grosses entreprises : ses mesures anéantissent le budget de l'Etat!!!

C'est pas vraiment "bonne gouvernance" tout ça Monsieur Reynders...
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# Posté le vendredi 14 mars 2008 07:16

Que pensez-vous de Didier Reynders?

Que pensez-vous de Didier Reynders?
Voici des extraits du dossier dans Le Vif.
Cette semaine, les flamands cotent Reynders. Le "bulletin" de Reynders: brillant mais arrogant.

Quelques perles :

- Geert Van Istendael: son ambition personnelle dépasse son intelligence. Et il est aveuglé par sa haine du PS. Il finit par exaspérer tout le monde. Aucun des responsables politiques ne le trouve fiable.

- Luc Van der Kelen: sa gestion des finances est critiquable

- Carl Devos: il a été ministre des finances pendant 8 ans, et voyez l'état dans lequel se trouve son administration: un désastre! Un Premier Ministre doit être rassembleur. Lui ne fait que diviser.

- Eric Van Rompuy: intellectuellement malhonnête

- Bart De Wever: il peut être insultant, machiste. Pendant les négociations à Val Duchesse, je me suis souvent demandé pourquoi il s'acharnait à se faire autant d'ennemis.

- Jean-Marie Dedecker: il est bourré d'orgueil et il méprise le parlement. S'il continue d'exiger le 16, il n'y aura jamais de gouvernement!

- Luc Debruyckere: son jeu actuel m'inquiète. Nous avons besoin d'hommes et de femmes qui privilégient leur programme par rapport à leurs ambitions personnelles

- Yves Desmet: sa capacité à se tirer d'affaires lorsqu'il est sous le feu de la critique - pour sa gestion du ministère des Finances, par exemple - ne plaît pas vraiment. C'est contraire au sens des responsabilités.

- Rudy Arnoudt (après avoir dit que s'il avait pu, il aurait voté Reynders aux dernières élections): le MR, c'est devenu un véritable one-man-show. Au début, ça épate. Et puis ça fatigue. On en est là aujourd'hui: le vent a tourné.

Et vous? Que pensez-vous de Didier Reynders? J'attends vos réponses dans les commentaires...

# Posté le dimanche 09 mars 2008 14:27

Le "VIF" est-il aux ordres du mouvement réformateur ?

Le "VIF" est-il aux ordres du mouvement réformateur ?
LE VIF EST-IL AUX ORDRES ?


Temps 1 : Belga diffuse, le 31/01/08 à 15H51, une dépêche signée (NLE) dont voici le texte : « L'arriéré fiscal s'élève déjà à 32,7 milliards d'euros (Belga). A la fin de l'année dernière, les autorités fédérales n'avaient pas encore perçu 32,7 milliards d'euros d'impôts, soit le montant le plus élevé d'arriéré fiscal jamais enregistré. C'est ce qu'indiquent des chiffres que le député Luc Van Biesen (VLD) a pu obtenir, rapportent jeudi « De Tijd » et « Het Laatste Nieuws ». L'arriéré dans la perception des impôts est une vieille affaire. Au début des années 90 déjà, la comptabilité du fisc comportait déjà un montant de 3 milliards d'euros de perception d'impôts directs en souffrance. Depuis, le montant n'a fait que gonfler. Fin 2007, l'arriéré en matière d'impôts directs s'élevait à 13,1 milliards. Pour la TVA non encore perçue, le montant atteignait 19,6 milliards d'euros. Ensemble, cela représente 32,7 milliards d'euros. L'ensemble du montant ne pourra plus être perçu ».

Temps 2 : sans doute frappées par la très faible couverture, par la presse francophone, de l'annonce d'une perte de rentrées fiscales dont le montant avoisine celui du budget annuel de la Sécurité sociale, quelques personnes réalisent et diffusent la publicité « Offrez une calculette à Didier Reynders ».

Temps 3 : lundi 4 février, Charles Michel sort dans la presse pour « implorer un cessez-le-feu politique ». Il illustre sa demande, en dénonçant ce qu'il qualifie d'opération méchante dirigée contre le MR par l'ancienne porte-parole du PS.

Temps 4 : la presse reprend en c½ur la supplication émanant du MR et la dénonciation de la nouvelle attaque du PS à l'égard du MR, ce qui achève de passer sous silence une perte de 32,7 milliards d'euros dont la responsabilité politique revient inévitablement au Ministre des Finances, par ailleurs Président du MR.

Temps 5 : mardi 5 février au soir, Le Vif fait savoir qu'il dévoilera, vendredi 8 février, un courrier de Marc Uyttendaele exposant sa manière de « faire son marché » dans les cabinets PS. Si la presse focalise l'attention des gens sur le contenu du courrier, elle est beaucoup plus discrète pour relever que, si celui a été reçu – et n'a donc pu être diffusé que – par la Greffière de la Province du Brabant wallon, celle-ci n'est autre que l'épouse de Charles Michel ... qui l'a « tenu sous le coude » pendant sept mois avant de le diffuser.

Temps 6 : vendredi 8 février, la Une du Vif porte sur « l'Etat PS ». Son édito prétend qu'il ne veut mener aucune croisade contre le PS, mais que les faits sont tels qu'il ne peut que les dénoncer. Son « enquête » est écrite au picrate et, en vis-à-vis de la conclusion de celle-ci, Le Vif propose un article dans lequel il souligne que, décidément, PS et MR ne peuvent cesser de se faire la guerre. Pour appuyer sa théorie, Le Vif reprend les propos de Charles Michel au sujet de ce qu'il appelle une opération de communication méchante du PS à l'égard du Président du MR. Il illustre cette attaque supplémentaire par une copie de l'opération dénoncée.


Observation 1 : au moment de sortir sa supplique au « cessez-le-feu politique », Charles Michel sait parfaitement ce qu'il vient de vendre au Vif, dont le tirage est lancé le mercredi.

Observation 2 : au moment où le Vif accepte de publier cette lettre, « lance son enquête » et monte son édition, son équipe ne peut pas ignorer le communiqué diffusé par Belga le 31/01/08. Mais qu'en fait-il ? Y donne-t-il le moindre écho ?

Observation 3 : toute lettre étant, par nature, datée, au moment de « mener son enquête et de monter son édition », le Vif ne peut être distrait de la chronologie dans laquelle s'inscrivent la lettre tenue sous le coude pendant sept mois, le communiqué du 31/01 et le « coupable » courriel « calculette » qui ouvre le mois de février.


Arrivée des courses : pour le grand public, l'information initiale « l'arriéré fiscal, dont la responsabilité politique revient au Ministre des Finances et Président du MR, s'élève à mille trois-cent-huit milliards de francs belges » est devenue « le PS, qui passe son temps à attaquer méchamment le MR avec des mails déplaisants, a mis l'Etat à sa botte et s'en sert notamment pour faire vivre le cabinet d'avocat d'un de ses amis ».



Comme manipulation de l'info, on fera difficilement mieux.



Observation 4 : eu égard à la chronologie objective des faits, qui ne pouvait échapper à de fins limiers de l'information, soit le Vif – ainsi qu'une sérieuse partie de la presse – s'est laissé manipuler comme un gosse par le MR, soit le Vif est de mèche avec lui et nous ment jusqu'au c½ur de son éditorial, lorsqu'il prétend, la main sur le c½ur, sa parfaite bonne foi.


Plaide en faveur du premier terme de l'alternative le précédent que constitue « l'affaire Detremmerie ». On se souvient aisément ici qu'un dossier d'instruction à charge d'un élu non socialiste avait immédiatement été transformé par la presse, RTL-TVi en tête, en une affaire PS par le simple fait qu'un député MR du Hainaut Occidental, juriste de son état, avait prétendu entendre, dans la bouche de M. Detremmerie « qu'il avait été averti, par le Ministre de tutelle des communes, des « perquisitions » dont il ferait ultérieurement l'objet ». A l'écoute des enregistrements de M. Detremmerie, il apparaissait pourtant que celui-ci avait parlé « d'enquête administrative » [dont il ne pouvait qu'être informé, puisque toute enquête d'une administration non judiciaire consiste à demander des explications par courrier à la commune à laquelle elle s'intéresse] et pas une seule fois de « perquisition ». Le travail d'un journaliste stagiaire se souvenant de ses cours d'introduction au droit (1ère Candidature) aurait suffi à lever l'ambiguïté, mais la presse ne voulut rien entendre et l'information « un élu [non PS] a fait l'objet d'une perquisition dans le cadre d'une affaire qui le concerne » était devenue, par la manifestation, d'une parfaite mauvaise foi d'un élu MR reprise en ch½ur par les médias, « le ministre PS des affaires intérieures a boycotté le travail de la justice en avertissant un élu local de la perquisition dont il allait faire l'objet ».


Plaident en faveur du deuxième terme de l'alternative la chronologie objective reprise en ouverture de ces quelques lignes, le fait que le Vif n'a pas écrit grand-chose – c'est le moins que l'on puisse dire – au sujet de pertes de rentrées fiscales en dizaines de milliards d'euros ou encore, pour ne prendre qu'un exemple, que c'est à Trends-Tendances et non au Vif que nous devons d'avoir été informés il y a quelques mois, tête par tête, département par département, non pas des possibles relais d'un avocat PS dans quelques administrations, mais de l'identité des hommes de main actifs de Didier Reynders, très principalement placés par lui, à la tête de chaque département clef de ce qu'il faut bien qualifier, ces preuves à l'appui de véritable Etat MR.

# Posté le mardi 12 février 2008 07:11

Fan de tennis?

Fan de tennis?
Vous aimez ou êtes passionné(e) par le tennis belge ou étranger?
Vous aimez les photos de tennis -man -woman? Les belles photos bien sportives?

Si vous avez répondu oui à ces deux questions, visitez sans tarder le site de Mélanie. Cette wallonne passionnée de tennis parcourt avec passion les matches et tournois, en Belgique, mais aussi à l'étranger. Est-ce cette passion qui lui donne autant de talent?

Ne tardez, visitez:

http://www.tennis-images.net

# Posté le vendredi 08 février 2008 14:07

Modifié le mardi 12 février 2008 07:19

Vous aimez la musique?

Vous aimez la musique?
Vous aimez la musique?
Vous appréciez les nouveaux sons?
Vous aimez les "featuring" ?
Voici un jeune qui a des idées plein la tête...

Des sons étonant, des paroles détonantes, faites un tour sur son skyrock, écoutez ses compositions, votez pour votre musique préférée...

Vous allez voir (ou plutôt entendre) un jeune wallon plein de talent:

http://sdk-online.skyrock.com

# Posté le dimanche 03 février 2008 14:57

Modifié le lundi 04 février 2008 07:15

Offrez un cadeau à Didier...

Cliquez pour agrandir...
Vous pouvez enregistrer l'image en cliquant droit avec votre souris et lui envoyer cette superbe calculatrice à l'adresse indiquée...

A bientôt!
Offrez un cadeau à Didier...

# Posté le jeudi 31 janvier 2008 14:42

Evaluation du Gouvernement !

Evaluation du Gouvernement !
Elio Di Rupo a proposé que le gouvernement fédéral soit soumis à une évaluation permanente et externe de la réalisation de ses objectifs. Comme c'est le cas en région wallonne.

En égion wallonne, cette évaluation est stimulante et prouve que les objectifs du plan Marshall sont atteints et que la Wallonie va mieux.

Au fédéral on se souvient des 800 millions d'euros perdus par Mr Reynders et on constate aujourd'hui que les cadeaux fiscaux aux entreprises appelés intérêts notionnels ont coûté 5 fois plus chers que prévu (24 milliards plutôt que 500 millions budgettés par le MR) sans qu'on ne puisse prouver aucune création d'emplois (incapacité de Mr reynders a donner des résultats objectifs de la mesure).

Didier Reynders, au pouvoir depuis près de 10 ans au fédéral, a tout de suite refusé cette évaluation et a cyniquement expliqué "qu'après 20 ans de présence au fédéral, il n'est pas trop tard pour évaluer les résultats.

Sabine Laruelle explique aujourd'hui qu'elle est d'accord pour évaluer.

Ceci montre que le MR n'a aucune ligne claire et joue sur tous les tableaux (quitte à se contredire à tous moments) juste pour grapiller tous les avis et leurs contraires.

Un autre exemple : quelle doit être la forme future de la Belgique?

- Reynders dit dans le Monde que la Belgique doit devenir un pays confédéral
- Ducarme (ancien président du MR) dit qu'il faut rattacher la Wallonie à la Flandre
- Maingain dit lui que la solution est un état Wallonie-Bruxelles.

Quelle est donc la vraie position MR?


Comme sur les titres services ou l'évaluation du fédéral. Mystère....
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# Posté le mardi 29 janvier 2008 00:10

Artisans du Progrès - Namur - 20/01/2008

Artisans du Progrès - Namur - 20/01/2008
Mes chers Amis,

Le PS a contribué à sortir le pays de la crise.
J'en suis heureux.
En permettant la mise sur pied du gouvernement intermédiaire, nous avons restauré une certaine confiance chez nos concitoyens.
Certes, la stratégie du mépris n'a pas dit son dernier mot. Certains persistent à
dénigrer tout le monde.

Et comme d'habitude, ce sont ceux qui critiquent le plus qui proposent le moins !

Mais de manière générale, le climat politique s'est amélioré. Le débat a pris un peu de hauteur et l'on recommence à parler des problèmes des gens.
Nous ferons le maximum pour que les négociations se clôturent à l'avantage de tous les Belges. Et donc, bien entendu, des Wallons, des Bruxellois et des Francophones, où qu'ils résident.
La Wallonie, en plein redressement, et Bruxelles, plus consciente que jamais de son rôle vital, attendent beaucoup de travaux qui s'ouvrent.

Mes chers Amis,

Avant les élections présidentielles, Sarkozy avait dit qu'il fallait rendre du pouvoir d'achat aux Français. C'était le thème majeur de sa campagne électorale
Les Français l'ont cru. Il a été élu.

Aujourd'hui, Sarkozy dit qu'il ne peut rien faire. Il constate que les caisses de l'état sont vides. Mais ce que Sarkozy ne dit pas, c'est que c'est lui qui a vidé les caisses, en faisant de gros cadeaux fiscaux aux Français les plus riches !

Ce qu'il ne dit pas, c'est que ses amis, notamment ceux qui lui prêtent leur jet pour partir en vacances, vivent de mieux en mieux. Et ce qu'il fait semblant de ne pas voir, c'est qu'un très grand nombre de Français ne s'en sortent plus à cause des prix de l'alimentation, du chauffage ou du logement !

Chez nous, avez-vous entendu la droite belge ?

Elle imite sans arrêt la droite française ! Elle nous dit également : « attention, les caisses de l'Etat sont vides ».
Elle affirme qu'on ne pourra pas faire grand-chose dans le cadre du budget 2008 pour renforcer le pouvoir d'achat de nos concitoyens.
Oubliant au passage que les caisses sont vides parce que les fameux « intérêts notionnels » qui allègent grandement la fiscalité des grosses entreprises vont finalement coûter 2,4 milliards au lieu des 500 millions prévus au départ, selon le ministre des finances dans l'Echo et sur le site du MR.

Chez nous aussi, il y en a qui ne parlent qu'à l'oreille des riches !

Le PS propose au contraire que l'on réduise la TVA à 6% sur le gaz et l'électricité. Cela ferait en moyenne 230 euros en moins sur la facture énergétique des familles.
Pour ce faire, il faudrait dégager 700 millions d'euros. Soit 3,5 fois moins que le coût des intérêts notionnels !

Le PS veut continuer à réduire les impôts des personnes à bas ou moyensrevenus.

Nous voulons une réduction d'impôt que nous avons appelée « crédit social d'impôt » de 500 à 1000 euros pour les travailleurs qui ont des revenus bas et moyens.
Si on commençait par une réduction d'impôt de 125 euros pour les travailleurs qui en ont le plus besoin, cela couterait 400 millions d'euros, soit 6 fois moins que les intérêts notionnels !

Le PS veut aussi supprimer la cotisation dite de solidarité que paient certains pensionnés, et accorder dans un premier temps 2% d'augmentation aux pensionnés qui ne paient pas cette cotisation. Cela couterait 550 millions d'euros, soit 4 fois moins que les intérêts notionnels !

Par ailleurs, le PS veut introduire un mécanisme de contrôle des prix des produits et biens de première nécessité. Pour cela, pas besoin des 2,4 milliards des intérêts notionnels. Une telle mesure coûterait 0 euro !

Vous l'avez compris, ce n'est pas d'une réforme fiscale que l'on a besoin. C'est d'une révolution fiscale.

Le coût de tout ce que je viens de proposer pour les gens ne représente pas les 2/3 du coût des intérêts notionnels.

Qui doit bénéficier en priorité de la politique du gouvernement ?
Pour le PS c'est clair. Ce sont les citoyens.

Chez nous les gens travaillent durement, le plus souvent pour un salaire trop modeste ?

L'empreinte sociale que le PS veut imprimer au gouvernement, c'est notamment aider les gens à se chauffer pendant l'hiver. C'est faire en sorte que les travailleurs aient plus d'argent à la fin du mois. C'est permettre à chacun de se soigner au quotidien. C'est assurer à toute personne une pension décente après la vie active.

Mes chers Amis,

En France et en Belgique, la droite a la même obsession : réaliser des réformes fiscales très coûteuses, qui profitent surtout à ceux qui n'en ont nul besoin.

Quand les socialistes proposent des mesures qui ne coûtent rien, comme le contrôle des prix, on dit que ce sont des solutions du passé.
Mais nous socialistes, nous refusons la régression sociale et le retour au 19e siècle.

Nous refusons que les bénéfices de certaines grosses entreprises atteignent des sommets himalayesques, pendant que le pouvoir d'achat des salariés diminue. Vraiment, je veux dénoncer ici une scandaleuse indécence. Celle qui consiste à dire qu'on ne peut rien faire pour le pouvoir d'achat des gens, alors que dans
notre pays la richesse globale ne cesse d'augmenter.

Selon les dernières estimations de la BNB, en 2006, les sociétés non financières belges ont enregistré un bénéfice net total après impôts de 43 milliards d'euros ; en progression de 5,1% sur un an. Sur l'année 2006, l'ensemble des bénéfices réalisés par les trois grandes banques belges se monte à 11,5 milliards d'euros. L'année précédente, ce chiffre était de 9 milliards d'euros.
Trends Tendances (Edito du 22 mars 2007) note également que les actionnaires des entreprises du BEL 20 se partageront 8,180 milliards d'euros avec une croissance de 19,5% par rapport à 2005.

Quand je pense que certains stigmatisent les allocataires sociaux, les chômeurs, pendant que d'autres s'enrichissent outrageusement sans devoir travailler...

Pour le PS, il serait normal que ceux qui travaillent dur pour nourrir leur famille paient moins d'impôts que ceux qui attendent tranquillement le paiement des dividendes de leurs placements boursiers.

Les socialistes ne considéreront jamais comme une fatalité cette angoisse du lendemain qui frappe les ouvriers, les employés, les petits indépendants... Tout est une question de priorités politiques !

Il faut le dire clairement. Les gens n'ont jamais eu autant de mal à boucler leurs mois, et pourtant jamais autant d'argent n'a été créé en Belgique!

Mes chers Amis,

Nos valeurs socialistes sont plus que jamais d'actualité.
Mais le PS doit, en permanence, s'interroger sur la meilleure manière d'améliorer la vie des gens.
Nous devons nous régénérer en permanence.
Nous devons sans cesse remettre notre travail de réflexion sur le métier et nous remettre en cause..
Il n'y a que la droite pour croire qu'il suffit de laisser agir le marché pour faire le bonheur des gens.
Nous, nous avons le devoir de bâtir un autre équilibre que celui de l'argent.
Un équilibre basé sur le bien-être de chacun, sur la juste répartition des richesses, sur la sauvegarde de notre planète.
Il n'y a pas d'avenir collectif possible sans une volonté politique forte, sans des propositions novatrices et fédératrices.
C'est ce dont nous allons débattre pendant cette année 2008, à travers l'opération « Artisans du progrès ». Le programme des débats compte déjà 140 ateliers répartis un peu partout en Wallonie et à Bruxelles.
Et ce n'est qu'un début. Ce que nous allons dessiner durant ces 12 mois de débats, c'est le socialisme de demain.
Je veux que nous restions ce que nous avons toujours été : le parti politique le plus utile au pays et aux gens.
Les Artisans du Progrès, ce sont des militants du PS et des progressistes actifs qui s'engagent pour faire bouger les choses positivement. Ce sont des hommes et des femmes de conviction, qui prennent les devants, qui proposent des thèmes de réflexion et qui redéfinissent le message du Parti. Leur objectif est de faire naître, par la culture du débat, les propositions politiques qui permettront demain d'améliorer la vie de tous nos concitoyens.

Le PS, notre grand parti populaire de gauche, a l'obligation morale de se régénérer en permanence. Pour ce faire, nous voulons nous baser sur l'expérience et l'intelligence des gens.

Chacun a son histoire. Chacun a son vécu. Chaque citoyen peut témoigner, apporter son témoignage personnel, enrichir la réflexion par des idées et suggestions.

Chers Amis,

Le PS, c'est le parti de la modernité, de l'avenir. Regardez autour de nous, au sein de l'Union européenne.
Un peu partout, les progressistes réfléchissent et construisent le futur.
En Allemagne, en Espagne, en Italie. Un peu partout, on voit que, face au capitalisme et à l'ultralibéralisme, on a besoin d'une gauche forte et revigorée.

Dans notre société mondialisée, où les liens sociaux s'amenuisent, les partis de droite « agissent en courroie de transmission du monde comme il va ».
Pour offrir de meilleures perspectives d'avenir aux gens, une gauche forte et moderne est nécessaire.
Il nous faut un PS fort au sein d'une gauche qui défend avec ténacité les travailleurs et ceux qui n'ont pas la chance d'avoir un emploi.
Une gauche qui assure des revenus décents à ceux qui, toute leur vie durant, ont travaillé.
Une gauche qui s'oppose au chacun pour soi. Une gauche qui garantit la justice sociale et le respect de notre planète. Une gauche fidèle à ses valeurs et tournée vers l'avenir. C'est ça, la gauche des générations futures, la gauche moderne qui réaffirme la solidarité comme condition de la liberté. La gauche moderne qui veut réduire les inégalités entre riches et pauvres, réduire les déséquilibres entre capital et travail. La gauche moderne soutient l'économie productive, l'économie qui crée de la valeur et dont la croissance entraîne dans son sillage les travailleurs.

Nous voulons une économie productive qui permette aux travailleurs de gagner honorablement leur vie, de nourrir leur famille et de se sentir acteurs de la société.

Le travail est une valeur cardinale de la gauche moderne, et donc du PS.

Notre priorité est non seulement de revaloriser le travail des ouvriers et des employés, mais aussi de « sécuriser chaque travailleur en lui permettant d'accéder à un emploi stable».

A ce titre, le PS est partenaire des entreprises qui assument leur rôle et leur responsabilité sociale envers les travailleurs.
Par contre, le PS est adversaire de l'économie de rentiers, cette économie qui glorifie les prédateurs financiers et leur marche folle vers toujours plus d'argent.
Nous voulons « mettre de la redistribution partout où il y a du marché, et du marché régulé partout où il y a des rentes ».
La gauche moderne est redistributrice. Nous ne croyons pas que la détention de la majorité des richesses entre les mains de quelques-uns soit un gage de progrès.
Au contraire, la correction des inégalités passe par une meilleure redistribution des ressources entre ceux qui ne savent plus quoi en faire et ceux qui ne disposent même pas du minimum.
Oui, définitivement oui, il faut baisser la fiscalité sur le travail. Mais oui, définitivement oui, il faut aussi l'augmenter sur le capital.

Entre 1991 et 2005, 194,2 milliards d'euros de plus-values sur actions n'ont pas été imposées à l'impôt des sociétés. Si l'on déduit les moins-values, il reste 70 milliards d'euros. Si l'on avait soumis ces plus-values nettes à l'impôt des sociétés, l'Etat aurait bénéficié de 23 milliards d'euros pour nos citoyens.
Mais la droite s'y est toujours opposée.
Quand on parle à l'oreille des riches, on est si proche qu'on ne veut pas leurdéplaire.
Qui a profité de ces plus-values?
Les bas et moyens revenus? Ceux qui vivent dans l'angoisse du lendemain ?
Poser la question, c'est y répondre...
Repenser fondamentalement la fiscalité, ça doit être un des enjeux de nos Artisans du progrès.

Le PS ne croit pas en la dérégulation ou en la « main invisible » du marché.
Le libéralisme sans contrôle et sans surveillance n'a jamais fait autre chose que le bonheur des riches et le malheur des peuples.
La gauche moderne veut une régulation. Pour elle, la puissance publique doit avant tout s'attaquer aux injustices sociales.
Nous devons établir les règles du jeu qui sont nécessaires à un exercice transparent et libre de la concurrence, pour éviter que des pratiques contraires à l'intérêt collectif ne puissent s'installer.
Sans gouvernance publique sérieuse, le libéralisme condamne la grande majorité des gens à une vie dirigée par la peur. Ce monde-là, les socialistes n'en veulent pas !

Chers Amis,

N'ayons pas une attitude larmoyante vis-à-vis du monde et de son devenir.
Il n'est pas question de déposer les armes et de s'avouer vaincu devant l'ultralibéralisme.
Tout notre passé, lointain ou récent, montre que nous sommes capables d'obtenir beaucoup lorsque nous conjuguons nos forces.
Demain nous serons les artisans, les ingénieurs et les ouvriers d'un modèle social équilibré. Nous créerons un monde juste et durable, qui garantira l'émancipation de tous.
La gauche moderne est ultra progressiste. Nous ne croyons pas à la fatalité du destin social qui enfermerait les personnes précarisées.
Nous croyons au progrès et à l'innovation partagés par tous, en permettant à chacun de trouver sa place au sein de notre société.
Nous nous battons pour créer plus de richesses : économiques, sociales et culturelles, par-delà les situations initiales, les générations ou les classes sociales.
Nous croyons en une justice sociale ancrée dans la réalité et soucieuse de combattre la surenchère ultralibérale.

Oui, une alternative positive pour le plus grand nombre est possible.

J'ajouterai que la gauche moderne est à la fois sociale et écologique.
La crise environnementale ne peut pas servir de prétexte au renforcement du modèle socioéconomique dominant.
La crise environnementale ne se résoudra pas par une régulation à la marge d'un nouveau capitalisme teinté de vert ou par une écologie de marché.
Les valeurs de justice et de solidarité, portées par les combats du mouvement syndical et les conquêtes politiques du socialisme doivent sortir renforcées de ce défi.
La crise écologique nécessite la mise en ½uvre de politiques radicalement novatrices qui réhabilitent notre rapport fondamental à nous-mêmes, aux autres et à la nature.
La vision que nous poursuivons est celle d'une société qui permet à chacun de fabriquer son existence et de « densifier sa vie » en solidarité avec les autres.

Oui chers amis, réaffirmons notre crédo.

La solidarité est artisan de liberté.

Notre ambition est de permettre à chacun d'être maître de son destin, de permettre à chacun de s'épanouir.
Nous voulons une société d'individus libres de choisir leur vie
Et non pas une société d'individualistes.
Nous voulons une société où on encourage l'effort et la créativité et non pas une société de privilèges et d'exploitation des uns par les autres.
La solidarité est la valeur moderne dans un monde d'incertitudes.
La solidarité conduit à la sécurité d'existence, cette sécurité à laquelle aspire le plus grand nombre d'entre nous.
En 2008, je vous invite à devenir tous des Artisans du Progrès !

Elio Di Rupo
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# Posté le mardi 22 janvier 2008 07:56